Publications
Un « PACS » institutionnel
CH intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges
Face à l’augmentation exponentielle des volumes d’images, devenus incompatibles avec les systèmes de reproduction analogique, le CH intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges (CHIV) s’est investi, dès 2003, dans le déploiement d’un système de communication et d’archivage des images médicales. Le projet, digne d’un CHU, fait appel aux compétences d’un intégrateur de solutions technologiques, PCI-RPH[1], du fournisseur de logiciel Telemis et des solutions de stockage EMC.
Philippe Paris, directeur du CHIV, et Jean-Marc Laurent, chef de projet PACS, témoignent.
DH : Quels sont, pour le CHIV, les enjeux de ce PACS ?
Elément structurant par excellence, le PACS engendre une amélioration notable des conditions d’exercice de la médecine. Le progrès technique, facteur d’intérêt professionnel, participe en effet à la dynamisation de nos pratiques. Ainsi, dans un monde où la cancérologie occupe une part de plus en plus importante de l’activité hospitalière, la mise à disposition et la confrontation en temps réel des examens représente un atout majeur, notamment pour le suivi des évolutions thérapeutiques et l’instauration de concertations pluridisciplinaires.
Il n’est plus à démontrer que le film radiographique est encombrant, peu écologique et fort coûteux. Paradoxalement, l’argument le moins déterminant de notre projet fut celui de l’investissement. Nous avions parfaitement conscience, dès l’amorce du projet d’établissement, que le budget alloué aux films serait désormais dédié à l’acquisition de moyens informatiques. Cela répond à notre stratégie d’établissement, où la déclinaison clinique de la technique est avant tout vecteur d’une dynamique institutionnelle : le PACS autofinance les outils qui fabriquent l’avenir.
Le projet prend donc appui sur les pratiques des cliniciens ?
Effectivement, l’infrastructure n’est efficiente que si elle place l’information là où le praticien en a besoin. Notre démarche consiste donc à nous rapprocher au plus près de l’exercice métier des professionnels placés au coeur de notre activité sanitaire. Ainsi, dans le cadre d’un dialogue compétitif, nous avons demandé à 5 entreprises concurrentes de réaliser des maquettes sur site. Les praticiens ont répondu favorablement à cette mise en situation et ils ont pu exprimer leurs avis par l’intermédiaire d’une grille détaillée. L’implication du personnel de santé permet de créer une véritable transversalité des informations au niveau de l’institution. Nombre de cliniciens, jusqu’alors fervents défenseurs d’une médecine plus traditionnelle, se sont immédiatement sentis impliqués par le projet.
La réussite d’un PACS est le reflet de la cohésion entre les services cliniques, les secteurs informatiques et les directions. Le triptyque ainsi formé instaure un dialogue grâce auquel le PACS devient le lieu de gestion de tous les regards instrumentalisés portés quotidiennement sur le patient.
[1] Mise en place d’un cluster HP UX de 2 serveurs de type HP RP 3430.





















